Moselle. Pierre Chevrier, directeur de l’Enim à Metz : en mouvement
DOSSIER. Qui sont les femmes et les hommes aux manettes des universités et des grandes écoles du Grand Est ? Le Mensuel Éco Grand Est met en lumière celles et ceux qui font l’enseignement supérieur au fil de grands portraits exclusifs. Aujourd'hui, Pierre Chevrier, directeur de l’Enim à Metz.

« Je suis un homme de projets », introduit Pierre Chevrier. À 55 ans, le directeur de l’École nationale d’ingénieurs de Metz (Enim) est animé par le mouvement perpétuel. Après une classe préparatoire à Reims, son diplôme de… l’Enim validé en 1994 et un doctorat dans le domaine des matériaux, Pierre Chevrier commence sa carrière en tant qu’ingénieur de recherche à l’institut français du pétrole en 1998. Deux ans plus tard, il devient maître de conférences à l’Enim avant de gravir les échelons jusqu’à devenir directeur de l’établissement en 2011. Parmi les grands chantiers de son mandat, Pierre Chevrier retient le travail lié à l’intégration de son établissement à l’Université de Lorraine en 2016. « 18 mois d’effort, un sujet très politique », se souvient le responsable de l’école fondée en 1960 et qui compte aujourd’hui 1 000 étudiants.
Autre fait d’arme : la création d’un établissement à Nankin en Chine. « Je suis parti en Asie pour la première fois en 2009, avec mon bâton de pèlerin. Grâce à l’appui de notre réseau et notamment de l’industriel Saint-Gobain, nous avons réussi à créer une école en six ans. Nous y formons des étudiants chinois, avec nos méthodes », confie celui qui est directeur adjoint du site comptant 400 apprenants, alors qu’un autre projet de création d’ENI en Chine est dans les cartons.
En France, l’Enim se distingue notamment par la création de chaires, notamment la chaire Behaviour qui se distingue en tant que projet ambitieux favorisant le développement des compétences comportementales des ingénieurs au service de la santé et de la sécurité dans l’industrie. Quant à la suite ? : « Aujourd’hui notre préoccupation majeure est d’attirer les jeunes dans nos cursus. Nous formons des ingénieurs généralistes pour les industriels. Pour connaître les besoins des entreprises, nous organisons des conseils avec les décideurs du territoire afin de mettre à jour nos formations et proposer des profils embauchables », assure le quinquagénaire. Un effort pour attirer un public féminin est aussi engagé (15 % des étudiants actuellement), par le biais d’une communication renforcée.
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